Nuit de la Bretagne
Red Cardell : quand les tontons du rock breton rencontrent le Bagad Kemper

Rencontre avec Jean-Pierre Riou, membre du trio Red Cardell. Le groupe de rock celtique fera le final de la Nuit de la Bretagne, le 21 février au MusikHall de Rennes. Pour aller les applaudir, participez à notre jeu concours !


Jean-Pierre Riou, Manu Masko et Mathieu Péquériau, membres du trio Red Cardell Ben Dauchez

Ils ont plusieurs milliers de concerts à leur actif. Groupe né pour le live, issu de la scène indé bretonne des années 1980, Red Cardell sillonne les routes hexagonales avec la même énergie qu'à ses débuts. Le trio est devenu une référence du rock celtique car il a su le moderniser, par des collaborations originales, comme avec Dr Das, du groupe Asian Dub Foundation par exemple. Cette fois, c'est avec le Bagad Kemper que le « fumier rouge » a monté un spectacle, unique en son genre : le Fest-Rock allie la puissance sonore du Bagad et le bordel organisé des rockers. Un concert qui offre à la Nuit de la Bretagne un bouquet final explosif. Rencontre.

Pouvez-vous nous présenter le style Red Cardell en quelques mots ?

Le groupe est né en 1992 autour de l'idée de produire musicalement un mélange entre le rock, la musique bretonne, la chanson française et la musique du monde. Nous avons été très productifs en termes d'albums, on a fait beaucoup de concerts en France et parfois à l'étranger. Nous étions un groupe indépendant dans la lignée des groupes de musique alternatifs des années 1980.

Mais au bout de 7 ans on avait fait plus de 1000 concerts, on avait besoin de souffler. Donc on s'est ouvert à d'autres personnes, à d'autres artistes pour trouver d'autres manières de faire sonner la musique du groupe. On a bossé avec Dr Das d'Asian Dub Foundation par exemple.

 

 

Votre musique a donc beaucoup évolué depuis la création du groupe ? 

Oui, on a toujours fait évoluer notre musique mais sans déroger à l'idée de départ, qui est de faire du rock en français, notamment. Cela part souvent de rencontres avec des musiciens, pour trouver un autre langage musical qui nous corresponde.

Nous sommes un groupe de musique live, toutes nos évolutions se font autour de la scène. C'est notre philosophie de travail qui nous a amené à collaborer avec le Bagad Kemper. Nous sommes originaires de Quimper donc on a accepté la proposition du Bagad avec plaisir. Nous avons croisé les répertoires des deux ensembles, chacun a retravaillé les arrangements de l'autre, on a écrit des paroles en français sur les musiques du Bagad...

Dès les premières répétitions du spectacle Fest-Rock ça avait du sens, c'était puissant. C'est un univers qui nous correspond mais qui s'enrichit de la puissance dégagée par les 50 sonneurs du Bagad. Le spectacle a été créé en 2011 et nous avons déjà fait une vingtaine de dates. C'est exceptionnel parce que le Bagad n'est composé que de bénévoles ! C'est un projet qui nous séduit tous et qui séduit le public. Je pense que Fest-Rock est un beau final pour la Nuit de la Bretagne.

 

Justement, pour vous qui êtes un groupe de scène, qu'est-ce que cela change de se produire dans une manifestation de cette ampleur ?

Cela nous donne déjà la chance de jouer sur de très belles scènes comme le Zénith de Paris ou de Nantes, le 21 on sera au MusikHall du Liberté, à Rennes... A chaque date le public est très nombreux.

En plus on participe à un plateau où il y a des danseurs et des musiciens amateurs. C'est une rencontre intéressante car on arrive à trouver un équilibre entre professionnels et amateurs... Enfin, « amateur » est à mettre entre guillemets tant le niveau est bon. Sur scène il n'y a aucune différence, tout le monde prend beaucoup de plaisir.

C'est un concept, autour de la musique bretonne, qui réunit beaucoup de gens. Nous avons une région privilégiée pour la musique, ça aide à concevoir de beaux projets comme celui-là !

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